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La biotechnologie chez les chevaux de polo

biotechnologie cheval de polo
Après la première vente aux enchères du clone d’une jument de polo en novembre 2010; une autre révolution, biotechnologique celle-ci, est en cours chez les chevaux de polo en Argentine: les transplantations embryonnaires ont permis de doubler le nombre d’éleveurs et de multiplier par quatre les exportations de race “polo argentin” en un temps record.

“Ce que les éleveurs nous achètent, c’est du temps”, déclare Fernando Riera, propriétaire du centre de biotechnologie Dona Pilar, pionnier en Argentine, à Lincoln, en pleine pampa, à 300 km à l’ouest de Buenos Aires.

Une jument “polo argentin”, qui aurait eu au grand maximum huit poulains dans sa vie après sa carrière sportive, peut aujourd’hui, grâce à cette technologie, en concevoir entre 30 et 40 (de 5 à 12 par an) tout en continuant à jouer au polo.

“Au Tournoi de Palermo (quartier de Buenos Aires), le plus important au monde, plus de la moitié des chevaux sont des produits de ces nouvelles technologies“, fait valoir Riera, formé aux États-Unis, tout en suivant de près le processus de transplantation embryonnaire.
“En finale, ils sont majoritaires”, ajoute-t-il. Parfois les mères disputent le même match qu’un de leurs poulains.

Le processus de transplantation est relativement simple

La semence du cheval est récupérée et placée dans l’utérus d’une jument donneuse “polo argentin”. Au bout de sept jours, l’embryon est récupéré à son tour et transplanté dans l’utérus d’une autre jument: la “receveuse”, qui n’est pas un cheval de polo.
Ce procédé permet de croiser les meilleurs pedigrees et d’obtenir un cheval qui -génétiquement- a toutes les chances de devenir un champion de polo.
“Voyez comme ils ne se ressemblent pas !”, plaisante Riera en montrant dans un champ une jument alezane qui se montre affectueuse avec son poulain noir “polo argentin”.

“Contrairement aux dresseurs de chevaux, qui sont de vrais artistes, nous ne créons rien”, précise avec modestie Riera. “Nous ne faisons que faciliter les choses”.

L’impact de ces avancées technologiques a été spectaculaire

Le nombre d’éleveurs de chevaux “polo argentin” est passé en Argentine de 350 en 2001 à 630 en 2011 et les exportations des chevaux du même type ont été multipliées par quatre entre 2006 et 2010, selon les consultants Unicorn SA.

Au Club de Campo “La Martona”, à 54 km de Buenos Aires, Inge Schwenger est venue d’Allemagne avec son fils de 21 ans, Helge, pour acquérir des chevaux pour son école de polo située près de Berlin.
“Pour un cheval de même qualité, on payerait beaucoup plus cher en Allemagne: l’élever en Allemagne est nettement plus coûteux”, dit Helge, étudiant à Hambourg, encore tout essoufflé après un entraînement.
“C’est très vendeur pour nous d’avoir des chevaux de polo argentins: les gens sont attirés par la qualité des chevaux”, dit Inge du haut de son cheval. Elle vient d’acquérir “Primavera” (Printemps) pour 8.000 dollars (5.700 euros).
Le transport en avion coûtera la même chose. Il faut ajouter 10% de taxes, ce qui a poussé un moment les Schwenger à aller voir du côté du Chili et de l’Uruguay. Mais ils sont revenus car ils n’y ont pas trouvé la même qualité.
“Ils sont faciles à manier, ont un bon caractère, ne sont pas trop nerveux: pour des débutants il n’y a pas mieux”, dit Inge.

Suivant attentivement le dressage d’un poulain dans son estancia “Aray-Sur”, à 507 km de Buenos Aires, Marcos Heguy, 43 ans, qui élève chaque année 300 poneys et conserve des embryons au centre Dona Pilar, est du même avis.
“Nous n’avons que nos jambes et les rênes pour amener le cheval où nous voulons”, dit cet héritier d’une grande dynastie des joueurs capable de vendre un cheval 100.000 USD (70.000 euros). “Avec si peu, il faut que le cheval soit extrêmement réactif”.

Source: AFP

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JB Vannier

Depuis 2005 à Buenos Aires, Jean Baptiste Vannier avec Latitud Argentina organise des voyages sur mesure en Argentine avec des extensions au Chili, en Bolivie et au Pérou.
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