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Découverte de l’Argentine (1516-1542)

Decouverte Argentine

Découverte de l’Argentine par l’exploration de nouvelles routes maritimes

Les relations les plus anciennes faisant état de l’observation des terres australes appartiennent à l’expédition de Juan de Solis qui est arrivé sur le Mar Dulce (qui prend le nom par le suite de Rio de la Plata) au début de 1516 et, en 1519, la flotte de Fernando de Magallanes qui parcourt les côtes de Patagonie et découvre le passage tant recherché vers l’Ouest, le détroit qui porte aujourd’hui son nom.
En effet, ces explorations ont pour but premier de découvrir ce passage inter océanique qui permettrait d’ouvrir une route maritime vers l’Asie.
Par le carnet d’Antonio Pigafetta qui accompagne Magellan et les relations du prêtre Juan de Aréizaga, survivant de l’expédition de Loaysa, nous obtenons les informations et les impressions de ces découvertes et des premiers contacts avec les autochtones.

L’intérêt pour ces navigations d’exploration dans ces eaux périlleuses retombera quand les terres d’Amérique du Sud deviendront plus attrayantes. Qui plus est, la tentative de Pedro Sarmiento de Gamboa d’établir une colonie (1570-1580) sur les rives du détroit de Magellan se soldera par un échec.

Les terres australes tombent dans l’oubli pendant plus d’un siècle, jusqu’à la moitié du XVIIIe siècle, quand la route du Cap Horn commence à être utilisée. De fait les terres du Sud de la Patagonie et la terre de Feu restent inexplorées jusqu’à la deuxième moitié du XIXe siècle.

Exploration du littoral Argentin

Sébastian Caboto et Diego Garcia (1526-1527) qui suivent la route de Magellan sont les premiers à véritablement entreprendre et réussir l’exploration du littoral argentin. Ils sont attirés par les rumeurs faisant état de richesses colossales de métaux précieux à l’intérieur du des terres. Information qui leur avait été délivrée par des survivants de l’expédition de Juan de Solis qui avait trouvés refuge et survécu grâce aux autochtones.
Ils explorent et remontent le fleuve Parana qu’ils supposaient être la voie d’accès aux Sierras de la Plata, autrement dit à ces montagnes d’argent. Leur recherche reste infructueuse et leurs rivalités les obligent à revenir en Espagne. Les lettres de Luis Ramirez, un marin de Gaboto et les mémoires de Garcia révèlent l’existence et témoigne de la présence d’indiens dans la région et décrit leur mode d’existence. C’est en 1527 que Gaboto fonde le premier site de population espagnole sur le territoire de l’Argentine. Il bâtit le fort de Santi Spiritu (au Sud de l’actuelle Santa Fé) qui devra être abandonné quelques temps plus tard .

Premières découvertes et établissements

En 1536, arrive sur le Rio de la Plata l’expédition de Pedro de Mendoza dont le but est d’explorer et peupler cette région qui représente un intérêt pour la couronne espagnole, pour devancer les ambitions de la monarchie portugaise. C’est ainsi que surgit de terre l’éphémère première fondation de la future Buenos Aires puis Asunción au Paraguay, région de terre fertiles et tempérés où les autochtones (indiens Carios) étaient habitués au travail de la terre à la différences des belliqueux indiens Querandis (Pampa de Buenos Aires) et Charruas (Uruguay).

Asunción à longtemps été le centre d’activité espagnole dans la région. C’est à partir d’Asunción que Juan de Ayolas et Domingo Irala de Martinez ont exploré le labyrinthe fluvial vers le Nord et vers l’Ouest. Irala atteint ces fameuses Sierras de la Plata, qui sont en fait situé au Pérou, déjà conquis. Le premier témoin de cet époque est Ulrich Schmidl , simple soldat qui été arrivé avec l’expédition de Pedro de Mendoza et qui relate ses vingt années de périple, se souffrances et d’aventures. Un témoignage épatant sur les conditions de vie des premiers conquérants, à la rencontre des autochtones, de vie commune et de combats, d’attaques ou de défenses, occupe un endroit significatif.
Au début de 1542, un nouveau commandeur est nommé et rejoint Asunción. Álvar Núñez Cabeza de Vaca voyage par voie terrestre depuis les côtes du Brésil et sur sa route il découvre les chutes d’Iguazú.

II La Conquête de l’Argentine (XVIè)
III Colonisation (bientôt)

Sources:

  • Les peuples originaires d’Argentine
  • Raul J. Mandrini, éd. Eudeba 2004

  • Brève Histoire de l’Argentine
  • José Luis Romero, coll. Tierra Firme

  • Pueblos Originarios y la Conquista,
  • La Nueva Historia Argentina Tome I, Marta Bonaudo, éd Sudamericana

  • Sociedad Colonial,
  • La Nueva Historia Argentina Tome II, Enrique Tandeter, éd Sudamericana



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