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Dakar 2009

Dakar Argentine-Chili 2009 > Résultats et bilan

dakar 2009

La 31ème édition du Dakar, la première disputée sur le territoire sud-américain, s´est achevée avec les victoires de Marc Coma à  moto, de Josef Machacek en quad, de Giniel De Villiers en auto et de Firdaus Kabirov en camions. Au total, 113 motards, 13 pilotes de quads, 91 équipages en auto et 54 camions ont terminé l´épreuve, soit 54% des concurrents.

Tous les résultats du Dakar Argentine Chili 2009

Pour le Dakar Argentine Chili 2009 l’heure est aux bilans et aux conclusions avant de décider du “terrain de jeux” de l’édition 2010…à  suivre.

Le résumé de la compétition en vidéo:

[youtube]http:https://www.youtube.com/watch?v=iUUrrskyjc4[/youtube]

Ci-dessous une compilation d’interview et d’entretiens avec les participants amateurs et professionnels, et de l’organisation. Lu dans la presse

Lyon Mag: Dakar : “C´est fabuleux”

Votre réaction ?
Paul Vidal : Avec mon pilote, Patrick Sireyjol, on visait une place dans les 20 premiers car on avait terminé 21e en 2005. Mais cette 12e place, c´est fabuleux. D´autant plus qu´on est vraiment amateur : notre voiture, un Bowler de l´écurie lyonnaise Cummins, coûte 120 000 euros alors que les prototypes des écuries d´usine en valent 1 million ! D´ailleurs, on a le plus petit budget des 30 premiers. Sans compter qu´on n´avait qu´un seul mécanicien contre huit pour les premiers ! Bref, on a été performant , on naviguait peu, on ne se perdait pas… Résultat, dans les derniers jours de la course, on était confiants et j´avais même inscrit au feutre sur la voiture la devise d´Obama : “Yes, we can !”
Votre bilan de cette première édition en Amérique du Sud ?
J´avais fait sept Dakar par le passé, en moto et en auto mais cette édition 2009 a été la plus dure. Notamment à  cause de l´altitude. Exemple, le désert d´Atacama au nord du Chili ressemble beaucoup au Sahara, mais la différence, c´est qu´on est à  2 500 m d´altitude ! Dans ces conditions, c´est plus dur pour les machines et les hommes : un moteur atmosphérique perd 30 à  40 % de puissance à  cause du manque d´oxygène et quand il faut désensabler la voiture, on souffre bien plus physiquement.
Vous y retournerez ?
Oui, car on a vu des des endroits magiques, des paysages uniques, notamment des levers de soleil sur la Cordillère des Andes. J´ai d´ailleurs pris près de 400 photos ! Et puis, on a reçu un accueil exceptionnel, avec des millions de spectateurs. Exemple, pour le prologue à  Buenos Aires, on a mis deux heures à  parcourir quelques kilomètres dans les rues de la ville, à  fendre la foule. Les Sud-Américains ont une grande passion pour l´automobile. Avec une convivialité et une générosité qu´on n´a pas du tout en Afrique, où il y a plus de méfiance vis-à -vis de la course. Pour des raisons historiques aussi, les pays africains sont d´anciennes colonies alors que beaucoup d´Argentins et de Chiliens sont originaires d´Europe, il y a donc moins de différences entre eux et nous. Bref, j´y retournerai sans problèmes. D´autant plus qu´on a désormais une 12e place à  défendre !

Propos recueillis par Aymeric Blanc

Sud Ouest: « Les Argentins et Chiliens sont gentils et passionnés»

« De la première étape du Dakar, nous retiendrons un mot : impressionnant », raconte Guy Lefebvre, copilote de Philippe Raud du Team Biscauto Bordeaux, à  son arrivée à  l’aéroport de Mérignac mardi soir. Une soixantaine d’amis et de supporters les attendaient à  leur descente d’avion. Et de grands mercis avaient été préparés pour leur 59e place au classement général du Dakar Séries 2009 en Argentine et au Chili, une belle performance pour le seul équipage auto engagé sans assistance.

« Nous sommes entrés dans le vif du sujet dès la première étape. Les voitures sont parties comme des bombes et il y a eu beaucoup de casse. La première semaine a été la plus dure. Après, nous étions dans le rythme. Le plus incroyable fut les nombreux changements de terrain et de climats au cours d’une même étape. Je n’avais jamais affronté de telles dunes en Afrique », a expliqué Philippe Raud dont c’était le sixième Dakar.

« Connus et respectés »

« Nous avons trouvé plus de chaleur cette année entre les concurrents. Le Team Biscauto et la voiture “Grand-mère” sont aujourd’hui connus pour leur sérieux et respectés ».

La voiture, avec quelques modifications, devrait reprendre la route en 2010. « J’aime cette voiture, elle m’a amené à  trois arrivées du Dakar. Nous voulons rester dans le raisonnable et elle nous permet de tout gérer nous-mêmes », a confié Philippe Raud.

Mais ce que les deux membres de l’équipage 433 ont d’abord retenu de ce Dakar ce sont les paysages somptueux et la liesse populaire pour l’épreuve. « Les Argentins et Chiliens sont gentils et passionnés. Nous avons vu partout le long des routes des spectateurs et ils ont tout fait pour nous éviter les pièges du terrain. »
Auteur : Kévin Lavoix

L’Equipe: Dakar – Alphand : Un Dakar «un peu trop dur»

Vétéran du Dakar avec dix participations, Luc Alphand, lauréat de l’épreuve en 2006, a dû abandonner cette année en raison du malaise vécu par son copilote Gilles Picard lors (6e étape). Le pilote Mitsubishi Lancer nous a révélé avoir vécu des «minutes effrayantes», craignant pour la vie de son ami. Une erreur d’interprétation du roadbook les avait mis en mauvaise posture, tout comme Carlos Sainz (12e étape). A ce sujet, l’ancien skieur estime que l’Espagnol a commis une erreur qu’il doit assumer. Au final, Luc Alphand juge ce Dakar «un peu trop dur» mais «réussi». Il félicite par ailleurs Volkswagen pour sa victoire tout en promettant que Mitsubishi est «loin d’être mort».

«Luc Alphand, vos ambitions se sont éteintes lors de la 6e étape, en raison du malaise de votre copilote. Comment va Gilles Picard ?
Gilles va bien mieux. Il avait été mis sous observation une grosse après-midi et une petite nuit, il va bien. Il y a eu 3-4 minutes effrayantes et j’ai pensé que c’était vraiment très grave. Il a eu des symptômes qui m’ont fait penser qu’il partait. D’abord il est presque tombé par terre, il n’arrivait plus à  se tenir debout. Il avait des vomissements, des spasmes… Etait-ce seulement un malaise ? Je ne regrette pas d’avoir déclenché la balise. Même en sachant que cela mettait un terme à  ma course. Car aujourd’hui Gilles va bien. Je pense qu’il s’est senti mal à  cause de la chaleur, du stress… La veille on avait déjà  eu une étape super dure. Peut-être était-ce aussi dû à  la déception car on était bloqué dans la boue.

Justement dans quel contexte étiez-vous à  ce moment là  ?
Il y avait une ferme à  contourner par la gauche et on a mal interprété une note de roadbook qui n’était pas claire et on a coupé dans un champs parce qu’on pensait que c’était la courbe qui était indiquée. Sauf qu’on était 200 mètres trop loin.

Vous n’êtes pas le seul à  critiquer le roadbook, à  l’image de Carlos Sainz après son abandon. Etait-il si mal fait ?
Non. Carlos Sainz ne doit pas se trouver où il est. Parce que justement les roadbook cette année étaient bien faits. Quand on est pilote, on voit tout de suite si un roadbook est bien fait ou mal fait. Sur beaucoup d’étapes on ne s’est pas fait surprendre, sauf avec cette erreur d’interprétation due au rythme et à  la course. Sainz, comme nous, ne devait pas être sur le roadbook. Une route qui se termine par un ravin de 4 mètres sur un roadbook ça n’existe pas. Après, il faut savoir reconnaître ses erreurs. Il faut la digérer et l’assumer et ça n’est pas évident pour lui qui était en tête et qui perd le Dakar à  quelques jours de l’arrivée.

Quelles impressions vous laissent ce Dakar sud-américain ?
Je retiens l’accueil fantastique qu’on a eu. L’enthousiasme général de la part des autorités ou du public avec des gens serviables qui ont toujours envie de t’aider. à‡a c’était top. Je connaissais déjà  l’Argentine, car j’ai fait deux fois le rallye Por Las Pampas (manche de la Coupe du mondes rallyes-raids, Ndlr) et j’ai toujours répété que c’était plus dur que l’Afrique, en terme d’étapes, de longueur et de pilotage. Et ça s’est vérifié. Les amateurs en ont vraiment ch… Du coup, je pense qu’il y a peut être des choses à  modifier dans l’ordre des départs : les camions ont mis le «chantier» dans les motards et les voitures amateurs qui ont dû emprunter des pistes ravagées. Bien sûr, ce sont des choses que nous, professionnels, on ne voit pas parce qu’on est devant. Mais derrière ça a un peu tué la course.

Par rapport à  un Dakar africain, où va votre préférence ?
L’ambiance bivouac a été respectée. C’est différent de l’Afrique mais on ne peut pas dire que c’est moins bien. C’était une belle édition. Les deux fois où j’ai fait Las Pampas et ce Dakar-ci, je me suis régalé autant qu’en Afrique. Il faut que l’esprit de la course soit préservé. J’aime qu’un Dakar soir dur parce qu’il doit se mériter : une course longue, dure et éprouvante, avec une certaine solidarité entre les concurrents. Cette année, il était dur, peut-être un peu trop. Mais ce n’est non plus évident pour l’organisateur de découvrir un nouveau continent. Et je pense qu’il est assez intelligent pour s’adapter et trouver un juste milieu.

Comment expliquez-vous l’hécatombe des Mitsubishi cette année ?
Nouveau chà¢ssis, nouveau moteur… Et c’est là  où nous avons pêché. Nos concurrents allemands maîtrisent la technologie diesel vraiment bien et ils la testent depuis 5 ou 6 ans. Volkswagen a fait cinq Dakar en souffrant derrière nous. Mais cette année ils ont été meilleurs, il faut savoir le reconnaître et leur dire «bravo» pour leur acharnement. Notre nouvelle voiture est bien née, elle est super mais nous avons un environnement moteur à  mieux comprendre. Nous étions habitués à  avoir une fiabilité presque à  toute épreuve. Stéphane Peterhansel et Hiroshi Masuoka ont cassé leur moteur pour des raisons diverses. Il va falloir qu’on bosse vraiment cette année, même si Nani Roma a fini la course. Je pense que cela va remotiver pas mal de gens chez nous pour la remise à  niveau. On est loin d’être mort.

Serez-vous présent l’année prochaine ?
En tout cas Mitsubishi sera là  l’année prochaine. Et J’aimerais en être.»

Propos recueillis par Gaël NIVOLLET

DAKAR : Frétigné revient sur son exploit

En terminant à  la troisième place du Dakar, samedi, sur la Yamaha WR450F-HFP, alors que tous ses adversaires bénéficiaient d’une plus grosse cylindrée, David Frétigné fut l’un des hommes de la quinzaine argentino-chilienne.

Un temps deuxième
Au milieu d’un essaim de KTM qui a tout fait pour se débarrasser de lui, le protégé de Yamaha Motor France a confirmé de manière éclatante la cinquième place prise il y a deux ans en Afrique. Il faillit même faire mieux et occupait la deuxième place au milieu de l’épreuve. Des ennuis mécaniques et la pointe de vitesse de Cyril Despres le reléguaient sur la troisième marche du podium.

“J’y ai cru dès le départ”
“Tout le monde me disait que le podium serait mission impossible”, se souvient Frétigné, à  l’arrivée à  Buenos Aires. “J’y ai cru dès le départ, connaissant mes capacités. Ma seule interrogation, je n’avais pas suffisamment de recul, ni de repères par rapport à  mes adversaires car nous ne nous sommes pas affrontés de l’année.” Vainqueur pour la troisième fois, Marc Coma était intouchable et Despres, qui a connu de gros ennuis de pneumatiques en début de rallye, a mis du temps à  revenir.

“Je gênais pas mal”
Au final, Frétigné se retrouve au milieu de huit KTM dans les neuf premiers et devance de 40 minutes David Casteu, qui a pris la 4e place. “J’étais encerclé, je gênais pas mal de monde”, affirme le pilote de 38 ans. “C’était effectivement tendu dans le bivouac, l’adversité et pas grand monde ne m’attendaient à  cette place et encore moins quand je me suis emparé de la deuxième place. Sans mon problème de culasse, j’aurais peut-être tenu.”

Des progrès en navigation
“J’ai acquis un peu plus d’assurance en navigation”, confie également “Frétos”. “Je me suis aperçu que mes adversaires se perdaient aussi, ce qui m’a rassuré. Au départ, c’était ma hantise. Franchement, je ne me suis pas trop mal débrouillé dans ce domaine et sur la fin du rallye, j’avais l’impression de mieux m’en sortir.”

20 minutes: DAKAR – L’expérience d’un ancien motard passé à  l´auto.

Après 5 Dakar à  motos, Jean-Noël Cornuaille a replongé dans le rallye-raid le plus dur du monde comme co-pilote d´Eric Bernard. A bord du proto BMW Tryo, l´organisateur du Cassis-Dakar en 2CV a connu beaucoup de hauts et quelques bas. Une expérience enrichissante que l´homme de 47 ans raconte à  20minutes.fr. dakar2009

Un bon souvenir
Le public argentin. Leur accueil nous a fait chaud au cœur. Parfois, nous étions bloqués par des dizaines de personnes. Les gens nous demandaient de leur signer des autographes. C´était incroyable! Et puis la relation avec Eric. Pour deux motards comme nous, un Dakar en auto est une vraie aventure humaine. On vit tout à  deux: les galères, les bons moments… Entre nous, ça s´est très bien passé.

Le coup dur
A la 10e étape, l´une des plus dures du rallye, nous cassons une pièce au km 21. En bon motard, Eric enfourche la moto d´un spectateur chilien et fait 80 kilomètres aller-retour pour aller en chercher une nouvelle qui n´était pas la bonne. Nous nous étions en fait trompés sur le diagnostic. Nous arrivons quand même à  finir l´étape mais sans valider tous les points de passage. Les commissaires de la Fédération nous mettent hors course alors qu´il ne restait plus que 3 étapes et que nous avions rejoint le bivouac par nos propres moyens. Ce n´est vraiment pas l´esprit du Dakar.

Une fierté
D´avoir réussi à  prouver que notre prototype était performant. Au moment de l´abandon nous étions dans les 20 et nous aurions pu le ramener à  Buenos Aires si la Fédération n´en avait pas décidé autrement.

La nostalgie de la moto?
Pas du tout. Au contraire, quand je vois les motards doublés par les camions sur ces pistes étroites, je me fais des peurs rétrospectives. Il est hors de question que je le refasse un jour en moto. Surtout quand je vois le drame qui est arrivé à  Pascal Terry (ce motard amateur de 49 ans est mort lors de la deuxième étape).

France 2: Lavigne : “Un Dakar historique”

Le directeur du Dakar, Etienne Lavigne, dresse un bilan très positif de cette première édition hors d´Afrique. Désormais, la question se pose de savoir si l´épreuve repartira sur le continent africain en 2010, ou restera en Amérique du Sud.

– Quel est votre premier bilan à  chaud de l´organisation de ce Dakar ?
– “Ce fut un Dakar historique. Déjà  parce que transporter une organisation comme celle-là  d´un continent à  l´autre en quelques mois était un challenge. On disait que le Dakar est mort. Or il a rebondi très haut et plutôt fort. Il a aussi été fabuleux en terme de découverte de ces deux pays. Au niveau de la variétés des paysages on a été servi plus qu´on l´imaginait, à  l´image du passage de “San Francisco”. Les concurrents ont été stupéfaits et ont parlé de la plus belle route du monde. Les deux grands vainqueurs sont l´Argentine et le Chili.”

– Que répondez-vous à  ceux qui vous reprochent d´avoir modifié 7 des 14 étapes ?
– “Un Dakar n´est jamais facile à  organiser. Ce n´est pas un Championnat de tennis sur terre, on ne peut pas tirer la bà¢che quand il fait mauvais. On a tracé un très beau Dakar, difficile. On a raccourci certaines spéciales. Et je trouve que c´est plutôt très bien. Une organisation qui sait s´adapter est une bonne organisation, efficace et le contraire aurait été irresponsable. Je préfère avoir arrêté certaines spéciales plutôt que de planter la course.”

– Quelles leçons pouvez-vous déjà  tirer de cette première ?
– “A l´avenir, il faudra tenir compte de ces conditions qu´on a découvertes et de la particularité des terrains, qui se sont dégradés avec le passage des véhicules. Quand Jean-Pierre Fontenay, un ancien vainqueur, fait les reconnaissances et nous appelle pour nous dire qu´on ne peut pas passer, on l´écoute. Ce n´est pas une course sur circuit. Elle s´étale sur une dizaine d´heures.”

– Pas mal de concurrents comme Luc Pagnon (moto) ou Thierry Delli Zotti (autos) qui sont le coeur de ce rallye se sont déclarés déçus. Quelle est votre réaction ?
– “J´aime beaucoup Luc et Thierry mais ils ne sont pas le coeur de la
discipline. Ce sont deux personnes qui peuvent avoir des frustrations par rapport à  des choses qu´ils ont moyennement appréciées. C´est compréhensible. On n´a peut être pas vu les mêmes gens. Ceux que j´ai vus hier (samedi à  l´arrivée) étaient “super” contents. C´est cela que je retiens. Sur le nombre, il est normal que certains soient déçus. Et je dirais que peut être certains ont fait leur temps. L´épreuve est difficile et il faut la courir.”

– Avez-vous des regrets sur ce Dakar en terme d´organisation ?
– “Si on prend le contexte général, non. Je trouve qu´il s´est bien déroulé avec des gens qu´on ne connaissait pas. Tout était nouveau. Parfois il peut y avoir eu des couacs, mais d´une manière générale, on a livré une très belle présentation.”

– Où en est-on de l´enquête sur le décès de Pascal Terry ?
– “L´enquête est en cours. Dès qu´on aura des développements on vous les donnera. Aujourd´hui, je n´ai rien de plus. Il a été inhumé à  Villedieu-les-poêles, en Normandie.”

– Quel est l´avenir du Dakar ?
– “On va débriefer et après on se déterminera pour le futur du Dakar ici ou ailleurs, sachant que des ailleurs il y a beaucoup aussi. On a aussi la volonté de revenir en Afrique de l´ouest, quand ce sera possible.”

– Roger Kalmanovitz, chargé des relations avec l´Afrique dans l´organisation, avait évoqué l´Amérique du Sud et la Tunisie et la Libye pour le Dakar-2010. Pouvez-vous confirmer ?
– “On a réalisé un voyage en Angola, en Namibie et en Afrique du Sud. Ces pistes peuvent s´activer rapidement. On s´est engagé à  donner une réponse rapidement. Des possibilités, il y en a, l´Afrique de l´est, australe… C´est (aussi) très excitant d´imaginer revenir. On a bien travaillé avec nos nouveaux amis sud-américains. On pourrait en tracer 30 des Dakar. Il y a de la place.”
M.Go. à  Buenos Aires

20 minutes: DAKAR – Bilan de la première édition sud-américaine…

Près de 10.000 kilomètres parcourus, deux pays traversés, 13 spéciales validées.

Passion latine

Les Sud-Américains avaient faim de Dakar. La frénésie populaire a commencé la veille du départ lors de la parade à  Buenos Aires où des centaines de milliers de personnes sont venues accueillir les pilotes et scander «Argentina» aux passages des concurrents argentins. Elle s´est achevée à  Cordoba, une terre de fans de sports mécaniques qui accueille tous les ans le rallye d´Argentine. Entre temps, les pilotes ont pu voir des attroupements se créer à  chacun de leur passage «même au milieu de nulle part» selon les mots de Stéphane Peterhansel et, entre autres héros local, Francisco «Chaleco» Lopez a pu sentir la ferveur de ses compatriotes chiliens lors de la journée de repos à  Valparaiso. Glacières, parasols, chaises de campings et drapeaux argentins et chiliens sur la plupart des maisons, l´Amérique du Sud en grandes vacances a dégusté le Dakar.

Un suspense à  l´agonie

Dans la course moto, le suspense n´a duré qu´un jour. Le temps pour le futur vainqueur Coma de prendre 40 minutes d´avance sur Despres victime de ses pneumatiques lors de la première spéciale. En auto, la première semaine est animée par le duel entre Carlos Sainz de chez Volkswagen et le pilote BMW Nasser Al-Attiyah exclu le jeudi soir pour avoir manqué volontairement des points de passage à  cause d´un moteur en surchauffe. Après les abandons de 3 des 4 nouveau Lancer de chez Mitsubishi qui expérimentait la technologie Diesel (problèmes mécaniques pour Masuoka et Peterhansel et malaise de son co-pilote Picard pour Alphand), le suspens disparaît également de la course auto puisque les Volkswagen trônent aux 3 premières places. C´était sans compter sur la dernière culbute de Carlos Sainz pendant la 12e étape qui offre le titre au solide Giniel De Villiers, premier vainqueur africain du Dakar. dakar2009

La dune, elle est trop molle…

Sables peu porteurs, poussières, pistes étroites, ce Dakar était-il trop dur? A cause des conditions météo, les organisateurs ont été contraints de réduire jour après jour la taille du parcours (1179 kilomètres non parcourus dont une spéciale annulée) et pour aider les amateurs à  rejoindre le bivouac, 3 spéciales ont dû être neutralisées. Au soir de la 11e étape par exemple, une quarantaine de voitures seulement étaient ainsi parvenues à  rejoindre l´arrivée avant la neutralisation. Au total, 7 des 14 étapes ont subi une modification. «Nous avons voulu faire parcours sur les bases d´un Dakar africain, analyse le directeur sportif David Castera. C´est vrai aussi que les conditions météo n´étaient pas du tout les mêmes pendant les reconnaissances mais ce n´est jamais le cas.» A leur crédit, les responsables ont su réagir rapidement pour conserver un maximum de pilotes en course. Quitte à  repêcher par dizaines les amateurs le soir pour arriver à  Buenos Aires avec un contingent acceptable. La configuration du terrain avec bien souvent une piste unique pour tous les véhicules n´a pas non plus facilité le Dakar des motards amateurs doublés par des bolides dans la poussière du guadal. Les organisateurs avaient promis un vrai Dakar dur. Ils ont tenu leur promesse.

Paysages grandioses

«Ce qui m´a le plus étonné dans ce Dakar, c´est la beauté des paysages». La phrase est du motard David Frétigné et de nombreux pilotes pourraient se la réapproprier. Les longues pistes monotones de la Pampa ont vite laissé la place à  la splendeur de l´Amérique du Sud. Lacs remplis de flamands roses, Cordillère des Andes aux roches rouges et noires, dunes immenses du désert d´Atacama où les motards donnent l´impression de s´aventurer en ski hors piste, sables blancs du centre de l´Argentine, les deux pays ont offert ce qu´ils avaient de plus beau au Dakar.

L´Affaire Terry

La mort de Pascal Terry, 49 ans, est le gros point noir de cette édition. Porté disparu le dimanche soir, le motard de 49 ans actionne sa balise de détresse à  17h31 mais un problème de transmission de l´information empêche le PC en Argentine d´être mis au courant. Les recherches débutent le lundi avant d´être interrompu car Terry aurait été aperçu sur un bivouac. Information erronée. Le pilote est finalement retrouvé mort le mercredi à  2 heures du matin. Selon les autorités judiciaires locales, il est mort d´un œdème pulmonaire dans les 36 heures suivant sa disparition. Durant toute la première semaine, les médias s´interrogent sur les responsabilités. Depuis que l´affaire est entre les mains de la justice, ASO se refuse à  tout commentaire. Autre accident du côté des pilotes, celui de l´Espagnol Cristobal Guerrero, secouru dans la demi-heure lors de la 10e étape, et qui est toujours dans le coma. Dans le public, on a déploré un accident grave en deux semaines: celui d’un home de 29 ans percuté par une voiture lors de la dernière spéciale. L’homme, qui était en dehors des zones aménagées, souffre d’un traumatisme crà¢nien. En marge de la course, un camion assurant la logistique a percuté une voiture au Chili provoquant la mort de deux passagers.
M.Go.

Dakar-2010: chances “extrêmement élevées” pour l’Amérique du Sud

AFP le 28/01 — Le rallye Dakar a des chances “extrêmement élevées” de retourner en Amérique du Sud en 2010, a annoncé mercredi à  Madrid Yann Le Moenner, directeur général délégué d’ASO (Amaury Sport Organisation), organisateur de l’épreuve.

Les chances de retourner en Amérique Latine, tant en Argentine qu’au Chili sont très importantes (…). Ce Dakar a été un succès, nous avons validé le côté nomade du Dakar et les tentations sont grandes d’amener les concurrents sur d’autres territoires mais les chances de retourner en Amérique Latine sont extrêmement élevées“, a déclaré Yann Le Moenner lors d’une conférence de presse.

Reconnaissant que “l’Afrique (était) dans les gènes du Dakar” et que c’était ce continent “qui (avait) fait le Dakar“, le directeur d’ASO a annoncé qu’il n’était pour le moment “pas raisonnable” d’y envisager un retour, tout en admettant: “Dès qu’on pourra retourner en Afrique, on le fera“.

Il a aussi souligné que le Dakar avait été “une énorme satisfaction cette année, tant au niveau de l’accueil que des paysages“.

Les concurrents se sont aussi montrés enthousiastes concernant l’édition 2009. Le Français Stéphane Peterhansel, neuf fois vainqueur de l’épreuve (six fois en moto, trois fois en auto) s’est dit “frustré” d’avoir dû abandonner et veut retourner en Amérique du Sud pour “combler cette frustration”.

Quant à  l’Espagnol Marc Coma, vainqueur moto de ce 31e Dakar, il a avoué qu’il aimerait “retourner en Afrique car cela voudrait dire que la menace terroriste n’existe plus“. Mais “la situation étant ce qu’elle est“, le circuit en Amérique Latine “a répondu à  toutes les attentes”.

Après 29 ans en Afrique, le Dakar-2009 était le premier à  se dérouler en Amérique du Sud. L’annonce du lieu de la 32e édition devrait intervenir dans le courant du mois de février, a précisé Yann Le Moenner.

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JB Vannier

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