Ephémérides

01 juillet 1974: Mort de Juan Domingo Peron (né en 1895) et président de l’Argentine à trois reprises
03 juillet 1767: Expulsion de la Compagnie de Jésus et des missionnaires jésuites
05 juillet 1807: Bataille de Buenos Aires avec à sa tête Jacques de Liniers pour repousser la deuxième invasion anglaise
05 juillet 1863: Fondation de la ville de San Fernando de Catamarca par Fernando de Mendoza Mate de Luna alors gouverneur de Tucuman
06 juillet 1573: Fondation de la ville de Cordoba par José luis Cabrera
09 juillet 1816: Proclamation de la Déclaration de l’indépendance depuis la casa de Tucuman où s’étaient réunis les représentants des Provinces
11 juillet 1914: Naissance d’Anibal Troilo, célèbre bandéoniste et compositeur de Tango
17 juillet 1995: Mort à Buenos Aires de Juan Manuel Fangio (nait le 24 juin 1911), célèbre coureur automobile 5 fois champion du Monde de F1
26 juillet 1952: Mort à Buenos Aires de Eva Duarte de Peron (nait le 07 mai 1919), appelée communément “Evita”.
Sport

Les adieux officiels d’Augustin Pichot (AP9) marquent un accent dans l’histoire du rugby argentin.
Cette figure incontournable du rugby argentin, leader charismatique à l’intelligence féline. Ex-capitaine des Pumas, il a joué 72 matchs, 60 points inscrits, il a revêtu le maillot national à l’occasion de 4 mondiaux: 95, 99, 03 et 07. 2007 restant la date historique où les Pumas terminent troisième.
A 35 ans, Agustin Pichot laisse une belle carrière de joueur derrière lui. Un petit prodige qui a su fédérer un XV Pumas et donner un formidable élan au rugby en Argentine.
Il restera le symbole d’une époque et le point de départ d’une équipe nationale qui compte désormais dans l’élite du rugby mondial et dont le défi actuel est de tenir son rang.
Augustin Pichot côté Club
1994, Pichot passe directement de la catégorie junior à l’équipe première du CASI (Club Atlético de San Isidro, Buenos Aires), son club d’origine.
1995, Avec le CASI il remporte le titre national des clubs.
1997, Augustin Pichot devient professionnel, s’en suit 2 saisons à Richmond et 4 à Bristol.
2003, Pichot débarque au Stade Français où il restera jusqu’en 2007.
2008, Il passe au Racing-Métro puis revient au Stade Français. Après être passé quelques mois hors des terrains, une déchirure l’oblige à quitter les crampons.
Augustin Pichot côté Puma
1994, Pichot débute dans la sélection Puma de rugby à 7, l’équipe remporte le tournoi de Taipei.
1995, Pichot revêt le maillot des Pumas XV lors d’une tournée en Australie puis il est convoqué au mondial d’Afrique du Sud en 95 mais restera sur le banc.
1999, en revenant avec la 5° place au mondial de 99, il devient une référence.
La figure du demi-d’ouverture emmènera les Pumas vers des sommets encore jamais atteint.
En 2007, avec la médaille de bronze, il quitte les Pumas.

27 juin 2009, Se despide un grande, un match en trois temps avec 70 joueurs amis venant d’Argentine, France et d’Angleterre; un match retransmis sur ESPN+. Même Hugo Porta, une autre figure des Pumas n’avait pas connu des adieux autant célébrés. Chau capo!
Vin argentin

Les vins argentins se caractérisent depuis toujours comme étant des mono-cépages. Bien sûr les vins Malbec sont à l’honneur dans ce sens, le cépage emblématique de l’Argentine est aussi la marque d’un terroir, d’une région et d’un pays.
L’équation est ainsi toujours la même aux yeux du consommateur argentin, un asado s’accompagne avec un malbec. Le Malbec est l’identité du vin argentin, c’est presque une marque de fabrique; à son avantage c’est ce qui permet de le différencier et de l’identifier par rapport aux autre vins du Nouveau Monde.
Depuis une petite dizaine d’année les vins rouges argentins connaissent un second souffle. Mieux connus à l’extérieur de ses frontières, les exportations n’ont cessées de croître, en quantité et en valeur. La crise de 2001-02 est passé par là, le taux de change est devenu plus favorable et a dopé les exportations, mais a surtout encouragé et décidé les investissements étrangers. Ainsi de nombreuses maisons ont su détecter les opportunités et reconnaitre la qualité des terroirs, ils produisent au résultat d’excellents vins.
Il est a noter que depuis 5 ans environ, la consommation intérieure argentine a légèrement baissé en quantité au profit de la qualité, les palais s’éduquent et s’affinent.
Les gondoles jusqu’alors remplies d’étiquettes Malbec, s’accompagnent volontiers de Cabernet Sauvignon, Pinot Noir, Tannat et autres Syrah ou Merlot.
Plus encore, un phénomène récent qui tend à bouleverser ce schéma encore statique, les vins d’assemblages (ou génériques) arrivent en force pour contenter notre palais toujours prompts a accepter les subtilités de saveurs.
Pour notre plus grand plaisir, des vins fins plus complets et délicats, plus ronds et plus complexes, décuplent la mise en valeur des richesses contenues dans le terroir argentin.
L’Argentine possède des ressources qui présentent un potentiel de développement encore important.
Sélection de 10 vins fins entre $15 et $25*:
Trilogie 2007 |
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Malbec/Merlot/Cabernet Sauvignon | Bodega fabre Montmayou |
Las Moras 2006 |
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Cabernet Sauvignon/Syrah | Finca Las Moras |
Trivento Roble 2007 |
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Cabernet Sauvignon/Malbec | Bodega Trivento |
Callia Alta Reserva 2007 |
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Syrah/Cabernet Franc/Bonarda | Bodega Callia |
Araucal 2008 |
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Malbec/Syrah | Bodega Avena |
Uxmal 2007 |
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Cabernet Sauvignon/Malbec | Bodega Uxmal |
Finca La Escondida 2006 |
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Cabernet Sauvignon/Syrah/Merlot | Bodega Andean |
Trapiche Broquel 2007 |
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Cabernet Sauvignon/Merlot | Bodega Trapiche |
Clos du Moulin 2007 |
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Cabernet Sauvignon/Pinot Noir | Bodega Chandon |
Los Arboles 2008 |
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Cabernet Sauvignon/Malbec | Bodega Navarro Correa |
* exprimé en peso argentin, soit entre 3 et 5 euros; classement de 1 à 10 établit par Philippe Rolet directeur du groupe Alta Vista pour Cuisine&vins
Tango

El Viejo Almacén, est l’un des lieux incontournables du tango à Buens Aires, il fête ses 40 ans d’existence cette année.
La traditionnelle esquina porteña de Balcarce et Av. Independencia a été fondé en 1969 par Edmundo Rivero, grande référence de la musique locale. Sa scène a accueillit des légendes du tango entre autres Aníbal Troilo, Osvaldo Pugliese, Roberto Polaco Goyeneche, Horacio Salgán, Leopoldo Federico et le Sexteto Mayor.
Tous les soirs à partir de 22h00 se produit un spectacle de tango de 1h50 avec les chanteurs (Virginia Luque et Hugo Marcel), accompagnés par un sexteto et quatre couples de danseurs, avec également la participation du Groupe Antara (musique de l’Altiplano).
Le site El Viejo Almacén www.viejo-almacen.com.ar
Livres

En 1889, Alfred Ebelot revient à la littérature quand il comprend que le monde qu’il a connu est sur le point de disparaitre. Il écrit et publie alors à Paris le livre intitulé La Pampa (1890). Considéré par les spécialistes comme l’un des livres le plus authentique sur les coutumes argentines des habitants des plaines de la Pampa. Des chapitres entiers sont dédiés aux femmes gauchos, aux chinas; un témoignage riche est important pour connaître et comprendre l’articulation de cette société si particulière. D’autres chapitres, sur le recado (la selle du gaucho), sur les combats de coq (gallera ou riñas de gallos), une distraction culte chez les gauchos, sur son cheval… sont une source de connaissances et d’études précises. Un témoignage digne des écrits célèbres de Leopoldo Lugones et de Ricardo Güiraldes.
Alfred Ebelot (1839-1920):
Ingénieur, journaliste et écrivain arrive à Buenos Aires en 1871. En désaccord avec le régime de Napoléon III il avait refusé de continuer sa carrière de fonctionnaire. Il deviendra alors secrétaire de rédaction à la Revue des Deux Mondes, une publication respectée dans les cercles intellectuels d’Europe et d’Amérique puis il viendra tenter sa chance en Argentine.
Buenos aires connaissait alors une époque de transition. Elle était encore un “grand village” dont les limites s’ouvraient sur un grand désert vert. Le pays comptait à ce moment moins de 2 000 000 millions d’habitants et une communauté française de 32000 âmes, la troisième en importance.
Ebelot, le journaliste, fonda un journal - Le Républicain - pour défendre les idées de Gambetta à l’heure où l’Empire laissait la place à la IIIe république après la défaite de 1870 contre les prussiens. A cause de la grande épidémie de fièvre jaune qu’à connu Buenos Aires, le journal cesse brutalement sa publication. Ebelot, l’ingénieur français, chercha de nouveaux horizons. Le gouvernement de l’époque l’engagea pour diriger la construction de la “zanja de Alsina“ et pour accompagner le général Roca dans la “conquête du désert”.
Histoire

L’archipel des îles Malouines (Malvinas en espagnol et Falkland en anglais) a depuis plus de 500 ans fait couler beaucoup d’encre sinon de sang. Territoire stratégique des mers australes, sa découverte remonte à 1502 avant de voir sa première colonie d’acadiens s’installer en 1763. Lors de son voyage autour du monde Bougainville reçoit l’ordre de la remettre aux espagnols quand les anglais comprennent son importance et l’occupent à son insu. Il s’en suit un enchainement d’épisodes historiques qui opposeront jusqu’à aujourd’hui deux nations sans pour autant que le litige qui les opposent soit résolus. Tout réside dans l’interprétation du droit international qui est différent selon que l’on se place d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique. D’où une certaine réticence de la part des anglais et l’obstination des argentins. Un record en la matière. Quoiqu’il en soit les îles Malouines, un caillou pour les français, mérite un développement, car si les anglais y attachent autant d’importance, cela signifie que Sa Majesté y trouve un intérêt particulier, Explications:
Les îles Falkland (Malvinas), territoire non autonome administré par le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, comprennent deux grandes îles, East Falkland et West Falkland, et quelque 200 petites îles, dont la superficie totale est d’environ 12 173 kilomètres carrés. Ce territoire est situé dans l’Atlantique Sud, à environ 770 kilomètres au nord-est du cap Horn et 480 kilomètres à l’est de la côte sud-américaine (NDLR: les côtes de la Patagonie Argentine). La Géorgie du Sud, située à environ 1 300 kilomètres au sud-est de l’archipel des Falkland (Malvinas), et les îles Sandwich du Sud, à quelque 750 kilomètres à l’est-sud-est de la Géorgie du Sud, sont considérées comme un territoire distinct et administrées séparément depuis les îles Falkland (Malvinas), dont le Gouverneur remplit parallèlement les fonctions de commissaire des territoires de la Géorgie du Sud et des îles Sandwich du Sud.
Selon le dernier recensement (2006), le territoire comptait 2 478 habitants (non compris les résidents alors absents ni les civils travaillant avec le Ministère de la défense) contre 2391 en 2001, chiffre le plus élevé depuis 1931. La souveraineté sur les îles Falkland (Malvinas) fait l’objet d’un différend entre le Gouvernement d’Argentine et le Gouvernement du Royaume-Uni.
Polo

Pour la première fois de son histoire, les dix meilleurs joueurs de polo au monde vont se réunir en Europe pour disputer un match d’exhibition “The Perfect Polo Match”.
Deux équipes de 4 joueurs de 10 de handicap chacun joueront le “match parfait” sur les pelouses du terrain de bagatelle du polo de Paris le 18 juin.
Un événement en soi car ce n’est que la troisième édition en 34 ans d’existence. Le premier match de légende a été disputé le 1er novembre 1975 sur le terrain de Palermo pour fêter les 100 ans d’existence de ce sport sur le territoire argentin. Il s’appelait le “match du siècle” (partido del siglo).
Après deux tentatives avortées en 1999 et en 2006 (car il n’est pas facile de réunir en même temps tous les meilleurs joueurs); 33 ans ont séparé la deuxième édition de la première qui s’est déroulée en 2008 au Club de Centauros au Nord de Buenos Aires (Km28, Ellerstina, Pilar).

Édition 2009 - Bagatelle, The Perfect Polo Match
Granaderos: Bartolomé Castagnola, Miguel Novillo Astrada, Pablo Mac Donough, Facundo Pieres et Lucas Monteverde
Patricios: Marcos Heguy, Mariano Aguerre, Gonzalo Pieres, Juan Martín Nero et Agustín Merlos, Adolfo Cambiaso.
Édition 2008 - Centauros, 80 goles
Granaderos: Pablo McDonough, Bautista Heguy, Gonzalo Pieres, Facundo Pieres, Bartolomé Castagnola
Patricios: Adolfo Cambiaso, Agustín Merlos, Ignacio Heguy, Miguel Novillo Astrada, Marcos Heguy
Édition 1975 - Palermo, Partido del Siglo
El Trébol: Alberto P. Heguy, Daniel González, Gonzalo Tanoira y Alfredo Harriott
Venado Tuerto: Horacio Heguy, Gastón Dorignac, Juan Carlos Harriott et Francisco Dorignac.

Les liens d’intérêts:
Edition 2008: www.80goles.com.ar
Edition 2009: www.theperfectpolomatch.com
Asociación Argentina de Jugadores de Polo (AAJP): www.aajp.org.ar
Histoire

Paul Castaibert a été le premier des pionniers de l’aviation argentine à fabriquer des avions en série. De 1910 aux premières années de la Grande guerre, il s’est crée à Buenos Aires 4 entreprises qui ont construit des avions avec un certain succès commercial (Castaibert, Marichal, Mazzoleni et Noni). Dans leur contexte il faut garder en mémoire que seules existaient des entreprises de fabrication d’avion dans quatre pays européens.
Paul Castaibert a doté l’Argentine de sa première « industrie aéronautique » dès 1910; et ce jusqu’en 1916 avant de s’installer définitivement en Uruguay après avoir vendu ses installations. Construire en série pour l’époque c’était le fait de construire plusieurs avions en même temps, cela n’a pas en effet le même sens qu’aujourd’hui.
Paul Castaibert (Simacourbe 11 novembre 1883 - Montévidéo 19 mai 1951) :
Né en France dans le village de Simacourbe (Pyrénées-Atlantiques), il est le seul fils d’une famille de paysans. Il a suivit des études sommaires et a rejoint son père dans le travail de la terre. Il a toujours eu des facilités pour comprendre la mécanique, de fait il pouvait améliorer ses bicyclettes avant de s’intéresser à l’automobile et ses mystères. Il pourra entreprendre ainsi son futur avec un certain optimisme lorsqu’il décide de partir en Argentine en 1909 pour s’installer dans le quartier de Palermo de Buenos Aires. Là, il installe un garage pour auto et le convertit en peu de temps en une entreprise rentable. Il en profite pour investir et crée un établissement de location de voiture avec chauffeur. Un an plus tard, sa flotte comporte 6 voitures destinées au service de taxi de la ville.
Grâce à cette aisance économique, Paul Castaibert se tourne vers ce qui lui procure le plus d’enthousiasme, l’aéronautique. Car vivant en France à l’époque des premiers vols réalisé par Wilbur Whright à Paris en 1907, il a la chance de visiter en 1908 l’école des frères Whright de Pau (proche de son village natal). Au moment où il décide d’émigrer en Argentine Louis Blériot vient de traverser le canal de la Manche.

L’avionneur Paul Castaibert :
Don Pablo Castaibert commence son activité dans son garage de Palermo au milieu de l’année 1910 avant de louer un petit hangar à l’aérodrome de Villa Lugano le 17 octobre de la même année sous l’enseigne « Construction et Réparation d’Aéroplanes ». Pour son inauguration, Jorge Newbery le pionnier des pilotes argentin est venu à bord de son Blériot XI. De fait, une grande amitié unira les deux hommes.
Paul Castaibert a appris à voler sur ses propres avions et a obtenu le brevet international N°12 sur le modèle 912-3° (son troisième modèle construit en 1912). Pour promouvoir ses avions, Paul Castaibert réalise plusieurs dizaines de vols dans les différentes provinces argentines. Vers Mendoza, Salta, Catamarca. Il survole à plusieurs reprise la localité de Pellegrini alors “colonie” de français.
Il fût également habile dans le recours à la publicité.
En avril 1912, Roland Garros est de visite en argentine pour représenter les plus fameux avions de l’époque, les Morane G et H. Paul Castaibert le rencontre et lui présente son modèle pour lequel il reçoit les éloges du célèbre pilote. Un mois après vole son modèle le plus aboutit jusqu’alors le 912-3°.
Paul Castaibert allie aussi son rôle de constructeur avec celui d’instructeur. Avec succès, beaucoup de pilotes seront formés dans son école et achèteront ses avions. En 1914 il forme comme pilote l’uruguayen Francisco Bonilla, duquel il apprend que l’aviation uruguayenne est démunie. Castaibert entreprend les démarches nécessaires pour vendre 5 unités en 1916 et commencer à fournir l’école naissante de l’aviation militaire d’Uruguay. A la fin de l’année 1916, il ferme et vend ses installations en Argentine pour s’installer à Montevideo début 1917. Nommé jefe de taller (chef d’atelier) de la Escuela Militar de Aviacion (EMA), il participe à la formation de l’embryonnaire Force Aérienne Uruguayenne. Le 10 août 1918, le lieutenant uruguayen, directeur de la EMA et grand ami de Castaibert, Juan Manuel Boiso Lanza, se tue durant un vol à Pau aux commandes de l’un de ses avions. Paul Castaibert en est très affecté et renonce en novembre à ses charges auprès de l’aviation uruguayenne. Il se dédiera jusqu’à la fin de sa vie à la vente d’automobile. Il décède à Montevideo le 18 mai 1951.
L’Aero Club Argentino le nommera précurseur de l’aviation Argentine en août 1951. Sur la autopista (autoroute) qui passe par Villa Lugano, on peut apercevoir une reproduction métallique de l’un de ses avions. Seul vestige de la saga du pionnier de l’aviation Don Pablo Castaibert.

Les avions de Paul Castaibert :
Ne connaissant rien au pilotage, ni même comme passager, et sans aide extérieure, il décide d’apprendre à piloter de manière empirique aux commandes des avions de sa propre fabrication.
A bord du premier modèle (910-1°) il s’élance sans jamais pouvoir décoller et se résout à reconstruire un nouveau modèle (911-2°) en récupérant quelques pièces du premier. Devant le scepticisme des autres pilotes il doit à nouveau procéder aux essais de ce nouveau modèle. Peu à peu ses essais de roulage au sol se transforme en petits bonds, en sauts de puce jusqu’à finalement décoller (vers la fin de 1911). Le 10 février 1912, le bulletin de l’Aéro Club Argentin écrit une note décrivant l’un de ces vols : Après une course de 70 mètres son avion décolle, le vol dure 38 minutes et il atteint l’altitude maximum de 700 mètres. Il survole différentes localités aux alentours et revient en ligne droite à une altitude de 300 mètres avant d’atterrir en exécutant un plané parfait. Pendant tout le temps du vol, l’avion s’est maintenu parfaitement.
En apprenant de la sorte à voler et ainsi à connaitre ses avions, il bénéficie des meilleures connaissances et construit un troisième modèle sur la base de ces expériences (912-3°). Ce modèle sera celui-ci de son succès et de sa réputation. Les modèles suivants (jusqu’au 915-7°) seront des évolutions en terme de motorisation et d’arrangement en fonction des acheteurs (monoplace, biplace, triplace).

Les types d’avions Castaibert:
Quand il présente son premier avion en 1910 celui-ci ne porte pas de dénomination propre. Ainsi ses avions sont connus sous la forme « Castaibert » ou Castaibert I, Castaibert II, type III, type IV, etc…ce qui prête à une certaine confusion. Cependant l’avionneur, à partir de 1912, utilisera un système logique qu’il donnera aux différentes séries précédentes et à venir.
par exemple: 912-3° pour troisième type du Castaibert construit en 1912.
- 910-1° (Castaibert type I)
Sans rien connaître des avions mais confiant en son grand sens pratique et d’observation, il construit le premier modèle, très simple, en observant la Demoiselle de Santos Dumont. Loin d’être une copie ce fût plutôt une source d’inspiration avec son système pendulaire.
Moteur Anzani de 25 hp - 911-2° (Castaibert type II)
Avant de se lancer dans sa construction, il prend le temps d’étudier techniquement les aéroplanes qui passent par l’aérodrome de Villa Lugano. Entre ceux-ci, les nombreux Blériot XI, le Deperdurssin piloté par André Prévost, le Hanriot de Henry Bernstein et quelques Morane. Il décide d’abandonner le système pendulaire pour celui de stabilité commandée. Il conserve le Moteur Anzani de 25 hp et une hélice bipale de 2,25 (imitation de la Chauvière). - 912-3° (Castaibert type III)
Castaibert transforme ses acquis pour fabriquer ce modèle qui, avec son moteur Gnome Rhone Omega de 50hp présentera des compétences similaires à ses concurrents européens. En plus de quelques améliorations techniques, il sera totalement entoilé pour aider au rendement du moteur. C’est avec cet avion que Paul Castaibert passera et obtiendra son brevet international de pilote N°12. En septembre de la même année pour l’inauguration de la Escuela de Aviación Militar (Ecole d’aviation militaire argentine), il présentera son avion au côté des 3 Blériot, du Farman, d’un Nieuport et d’un Antoinette.
Avec celui-ci il battra le premier record argentin d’altitude, homologué à 1040 (30/06/12) puis 1500m (24/09/12).
Ce modèle devient le premier avion construit en série de la naissante industrie aéronautique argentine.
Se succèderont les modèles suivants:
- 912-4° (Castaibert type IV), monoplan convertit en biplace au moteur Gnome de 80hp
- 914-5° (Castaibert type V), monoplan de trois places, moteur Gnome Omega de 100hp; le premier modèle d’avion argentin à traverser le Rio de la plata (1916)
- 915-6° (Castaibert type VI), monoplan biplace avec moteur Gnome de 80hp (vitesse de croisière: 100km/h).
- 915-7° (Castaibert type VII), la version amélioré du 914-5° en version biplace avec moteur Gnome Rhone de 100hp (vitesse de croisière: 140km/h).
Au total les avions Castaibert auront été construit au nombre de 21 unités. Le 912-3° et 4° s’étant vendu à une dizaine d’exemplaires.
Détails et schéma du Castaibert 912-3°
Envergure : 9,75m
Longueur : 7m
Hauteur 2,35m
Superficie des ailes : 18,75m
Poids à vide : 280kg
Moteur : Gnome Rhône Omega 50hp
Vitesse de croisière : 100km/h
Altitude max : 3500m
Autonomie : 3 heures

NOA, Photos

Classe: Mammalia
Ordre: Artiodactyla
Famille: Camelidae
Genre et espèce: Vicugna vicugna (Molina,1782)
Noms communs: Espagnol: Vicuña; Français: Vigogne; Anglais: Vicuna; Allemand: Vikunja
Autres noms:“huicuña” ou “huik una” (en quechua), “sayrakha saalla”, “wari sairaka” ou “huari” (en aymará)
Les incas utilisaient la Vigogne pour sa viande, son cuir et la fibre qu’ils obtenaient en les tondant. La chute de l’Empire Inca entraina la décroissance de sa population et son déséquilibre. La Vigogne a été plusieurs classée ces dernières décennies comme espèce en danger de disparition.
Aujourd’hui la Vigogne est une espèce protégée, son développement reprend et l’on compte environ 35000 vigognes en Argentine (155000 au total en Amérique du Sud). Car en effet sa fibre particulièrement fine (12 microns) est très recherché et de grande valeur pour le tissage.
La vigogne se trouve principalement dans les zones arides et semi-arides de l’Altiplano et dans la Puna, entre 3500 et 5800m d’altitude. Cet animal pacifique et sauvage possède de grande capacités de résistance au froid et à la raréfaction de l’oxygène.
Longueur: entre 160 et 175cm
hauteur au garrot: entre 75 et 90cm
poids: entre 40 et 60kg
Pelage: beige et blanc
Aire géographique de répartiton:
Provinces de San Juan, La Rioja, Catamarca, Salta, Jujuy en Argentine.
Depuis les deux versant de la cordillère jusqu’en Equateur. Ainsi on retrouve de nombreuses populations depuis le désert d’Atacama au Chili jusqu’à l’altiplano bolivien et vers le Nord.

Culture-Coutumes, Histoire

Le gaucho est l’homme emblématique de la Pampa et par extension de l’Argentine. Tour à tour contrebandier pendant “l’âge du cuir” puis redoutable guerrier pendant “l’âge du cheval”, il est avant tout l’être indomptable et insoumis qui fuit l’ordre établi. Son territoire remplit l’espace temporel et physique; amant de la liberté il a été le découvreur et le défricheur de la “tierra de nadie”, premier entrepreneur des vastes plaines et co-habitant pacifique des indiens natifs.
Gaucho: l’étymologie provient du gallicisme espagnol “gaucho”, dérivé lui-même du français (ou provençal) “gauche”, (utilisé dans l’architecture, mathématique, marine); au sens figuré: mal incliné, dévié, égaré, décliné.
- On qualifie ainsi au XVIIIe siècle l’homme de la campagne des plaines fertiles du Rio de la Plata, vagabond des champs, travailleur agricole salarié ou non-déclaré, contrebandier du cuir, regroupé autour des premières estancias; cavalier habile aux habits et aux coutumes particulières que l’on appelait aussi “changador” ou “gauderio”. Pendant les guerres d’indépendance il était synonyme de troupe irrégulières de la cavalerie patriote.
- Plus tard le terme gaucho s’est appliqué aux campagnards en général, dédiés au travail du bétail en Amérique Méridionale, en Argentine, en Uruguay et dans l’extrême Sud du Brésil.
- Il s’applique aujourd’hui à tous les hommes de la campagne qui utilisent le cheval dans la région du Rio de la plata, pour les individus habiles et habitués au travail du bétail et par extension à l’homme généreux et hospitalier. D’où ce néologisme “gauchada” dans le sens de “faveur désintéressée”.
- Dans le Rio Grande do Sul (Brésil) le gaucho c’est celui qui naturellement présente l’état de “gaucho”
- En Argentine, en Uruguay, le chien errant des campagnes s’appelle le perro gaucho (littéralement le chien gaucho).

Par ailleurs, il est notable que nombre de mots de vocabulaire employés dans les parages du Rio de la Plata dérivent d’un apport externe à la langue originale espagnole. Ainsi “rancho” qui qualifie encore aujourd’hui l’habitation sommaire des campagnards dérive d’un terme marin. C’était ces abris sommaires sur les bateaux qui ne possédaient pas de pont. “Boliche” qui désignait un petit commerce sans valeur et sans intérêt (cela désigne aujourd’hui un bar-boîte de nuit) est un petit poisson sans valeur aucune. “Flete” qui désignait un cheval rapide (aujourd’hui un petit camion de transport à tout faire) était en réalité un bateau léger, etc… à ce titre, ces mots empruntés au vocabulaire marin nous permet d’en savoir un peu plus sur les origines du gaucho “vagabond”: ils sont des évadés, des déserteurs, des marins qui trouvent leur compte sur ces immenses “terres de personne”, habitués à la rusticité, à la précarité et qui vivent en marge de la société. Ils sont de toutes origines (espagnols, portugais, indiens, métis, esclaves africain) et de toutes les couleurs (blanc, noirs, mûlatre…).
Depuis la fin du XIXe siècle le gaucho a contribué très largement à procurer à une Nation une identité qu’elle se cherchait. Nombre d’écrivains, de poètes ont glorifié et mystifié sa personne et malgré toutes les études, hypothèses et théories des plus poussées, le gaucho reste mystérieux car ses ascendances sont floues et semées de fausses pistes. Depuis Martin de Moussy en 1860, Emile Daireaux en 1887 à Paul Groussac en 1900, en passant par Ernesto Quesada en 1902 ou encore Leopolo Lugones en 1924, bien des aspects de ses origines restent incertaines. Le Centaure de la Pampa continue son vagabondage…

Source de la définition de l’historien et anthropologue Uruguayen Fernando Assunção
En forme de conclusion, nous récapitulons les hypothèses antérieures de l’attribution de la langue de l’origine du mot gaucho par auteur:
Langues Eurasiennes |
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| Castellano | Gaucho | Emilio Daireaux - 1887 |
| Compte de Saint-Foix - 1892 | ||
| Alfredo Monla Figueroa - 1912 | ||
| Almachio Cirne - 1933 | ||
| Guacho | Paul Groussac - 1893 | |
| Julio Llanos - 1906 | ||
| Guancho | Mariano A. Pelliza - 1894 | |
| Ganado | Lino Delvalle Carbajal - 1899 | |
| Gauderio | Paul Groussac - 1900 | |
| Gacho | Arturo Costa Alvarez - 1926 | |
| José M. de Alcanzar | ||
| Gaudio | Arturo Costa Alvarez - 1926 | |
| Arturo Costa Alvarez - 1926 | ||
| Arturo Costa Alvarez - 1920 | ||
| Gaucho | Juan Escayola - 1936 | |
| Fernando Assunção - 1958 | ||
| Guaso | Buenaventura Caviglia - 1928 | |
| Gatucho | Simon S. Lucuix - 1958 | |
| Gabucho | Fernando Assunção - 1958 | |
| Garcia Capurro - 1985 | ||
| Gaucino | Walter Spalding - 1933 | |
| Portugais | Gaudio | Ricardo Rojas - 1917 |
| Galucho | Mansueto Bernardi - 1927 | |
| Garrucho | Buenaventura Caviglia - 1928/30 | |
| Gage | Buenaventura Caviglia - 1934 | |
| Gitan | Gaudscho | Lehmann Nitsche - 1927 |
| Basque | Uaucho | Altube et Lerchundi - 1927 |
| Gauchori | Wilhem Giese - 1952 | |
| Arabe | Washi | Leopoldo Lugones - 1924 |
| Latin | Gaudeo | Vicuna Mackenna - 1856 |
| Zorobabel Rodriguez - 1875 | ||
| Français | Gauche | Ernesto Quesada - 1902 |
| Anglais | Gauk | Emeric Vidal - 1820 |
| Allemand | Gauch | Carlos Teschauer - 1927 |
| Hébreu | Gau | Miguel Mossi - 1895 |
Langues Indoaméricaines |
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| Guarani | Huachu | Vicente Rossi - 1921 |
| Guau-che | Aurelio Porto - 1946 | |
| Guau-zoo | Rafael Schiffiano - 1956 | |
| Charrua | Gauderio | Samuel Lafone Quevedo |
| Tupi | Guaxe | Nelson de Senna - 1928 |
| Ngu-a-u-xu | Pedro Faber Hlembeck | |
| Pampéen | Cauchu | Euleterio Tiscomia- 1925 |
| Araucano | Gau-che | Michel Mossi - 1895 |
| Huachu | Martiniano Leguzamon | |
| Cachu
Gatch Kaci |
Jean Victor de Martin de Moussy | |
| Paolo Mantegazza - 1867 | ||
| Gaston Maspero - 1875 | ||
| Luciano Abeille - 1900 | ||
| Eric von Rosen - 1902 | ||
| Rodolfo Lenz - 1905 | ||
| Quechua | Cauchu-k | Matias Calandrelli- 1011 |
| Caguauchu | Romulo Cuneo Vidal - 1920 | |
| Calamaichu | Romulo Cuneo Vidal - 1927 | |
| Guascho | Emilio Corbière - 1929 | |
| Aymara | Chacha | Frédérique Sommer - 1927 |
| Caucano | Cauca | Daniel Barroz Grez - 1897 |














