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4 # Le joueur de polo et son équipement

19 octobre 2007 Publié dans Sport | Sans Commentaire »

poloLes joueurs sont équipés d’une bombe, de genouillères et de bottes spéciales et d’un taco, maillet en bambou de entre 1,27 et 1,37m de long selon la taille du cheval.

La tête du taco est en bois, et à 77,5° par rapport au manche. Les joueurs doivent impérativement tenir le maillet dans la main droite. Pour une question de sécurité, par exemple: si deux joueurs s’affrontent, un droitier et un gaucher, le risque de collision est important. Si cela désavantage les gauchers pour ajuster leur frappe, ils peuvent mieux manœuvrer leur poney.

La bocha, la balle est en racine de bambou, elle fait 10 inches de diamètre (7,5 cm) et pèse 130 g environ.

Le handicap du joueur va de 2 à 10, 10 étant le maximum. A la différence d’autres sports, le handicap n’est pas déterminé selon un critère spécifique. Dans le cas du polo c’est une somme de facteurs comme par exemple: les tournois disputés, les résultats obtenus dans ces tournois, la quantité de but inscrits entres autres…le handicap est déterminé par la fédération de chaque pays et par la commission de handicap du club où il joue.

Sur cette photo est représenté Adolfo Cambiaso ou Adolfito de l’équipe La Dolfina avec laquelle il a remporté plusieurs tournois de l’Open de Palermo. Reconnaissable par sa bombe aux couleurs du drapeau argentin, il est le Maradona du polo. Sans doute le joueur du siècle. Pour l’anecdote, il a été vu au cours d’une finale de ce tournoi prestigieux qu’est Palermo de jongler avec la balle lancé au grand galop…

3 # L’Equipe de Polo

19 octobre 2007 Publié dans Sport | Sans Commentaire »

Les deux équipes comptent chacune quatre joueurs.

  • Les joueurs “I” et “II” sont les forwards : ce sont eux qui sont chargés de marquer des buts, ils sont choisis pour leur rapidité et leur dextérité .
  • Le “III” est le milieu de terrain, le pivot, il assiste les buteurs et aide la défense. C’est souvent le joueur le plus expérimenté car il est le play maker. Il est habituellement celui qui tire le plus loin son  rôle étant de passer la balle aux forwards
  • Le “IV” assure la défense. Il est choisi pour son habileté car son rôle est de récupérer les balles au contact de ses adversaires.

Chaque joueur possède un handicap qui varie entre deux et dix . Les handicaps sont cumulés au niveau de l’équipe pour former le handicap de l’équipe (cf: 4 # Le joueur de Polo et son équipement).

equipe

2 # Le Terrain de Polo

19 octobre 2007 Publié dans Sport | Sans Commentaire »

Le terrain de polo fait 300 yards de long sur 200 de large (275m sur 160). A Palermo le gazon est de type « bermuda » avec 300m3 de sable pour obtenir plus de fermeté.

Les poteaux de but, à chaque extrémité du terrain, sont hauts de 10 pieds et distants d’eux de 24 pieds (7,3m).

Il y a quatre lignes de penalty dans chaque camp : à 30, 40, 60 yards du but et à mi-terrain; soit respectivement 27,45m; 36,60m; 54,90m et 137,5m.
terrain

1 # Le Polo en Argentine

19 octobre 2007 Publié dans Sport | Sans Commentaire »

L’Argentine est souvent comparé à un gigantesque terrain de polo, au pays du cheval sa pratique est commune dans les estancias et monter à cheval est inscrit dans les gênes des argentins. Il n’est donc pas étonnant qu’ils soient les meilleurs au monde dans cette discipline. L’intérêt en Argentine est que ce sport soit très abordable, tant pour apprendre, pratiquer que pour assister aux tournois les plus prestigieux comme l’Open de Palermo. Un spectacle à ne pas manquer!

Au travers d’une série de 7 articles, nous vous présentons ce sport: après un bref rappel historique, nous vous présenterons le terrain de polo et la constitution d’une équipe, ses joueurs et leurs chevaux, le déroulement d’un match et ses règles de base. Ainsi vous apprécierez d’autant mieux ce spectacle dans la “cathédrale du polo” qu’est Buenos Aires.

Le polo est l’un des plus vieux sports du monde. On pense qu’il est né en Perse, vers 66 avant Jésus-Christ. On en trouve des traces à Byzance, en Chine, au Japon, aux Indes et plus précisément dans l’État de Manipur en Inde du Nord, d’où les officiers coloniaux anglais le ramènent en Europe vers 1870. Le mot polo vient de cette époque, pulu étant le mot tibétain pour la racine de willow dans laquelle étaient faites les balles.

Les règles actuelles furent fixées au Hurlingham club, à Londres, et en 1874 les premiers terrains de polo font leur apparition en Angleterre. En 1894 est fondé Circenster Park, le premier club de polo anglais. Le siège de la Fédération mondiale se trouve à Buenos Aires.

polo

Sur la terre des gauchos, le sport des rois trouve en Argentine une de ses plus belles expressions et voit chaque année le tournoi le plus relevé au monde: l’Open de Palermo entre cette année dans sa 114ème édition du 17 novembre 2007 au 8 décembre.
Palermo est le nom d’un des quartiers chic de Buenos Aires; sur ce terrain de 3 hectares situé en pleine ville 8 des équipes les plus prestigieuses du championnat argentin et les meilleurs joueurs au monde s’affrontent.

Avec les tournois de Tortugas et de Hurligham, l’Open de Palermo forme “las tres coronas” (les 3 couronnes), les 3 tournois réservés à l’élite des équipes de entre 28 et 40 buts de handicap (40 étant le maximum: 10 max. par joueur, 4 joueurs par équipe).

Le polo argentin en quelques chiffres:

  • Il existe actuellement dans le monde 10 joueurs qui ont 10 de handicap, 16 joueurs avec 9 de handicap et tous sont argentins.
  • L’Argentine c’est 5000 joueurs, 1000 terrains, 300 clubs… un championnat national comprenant 180 clubs…

La Patagonie, une patrie de l’âme et de l’esprit

17 octobre 2007 Publié dans Littérature | Sans Commentaire »

Explorateur, écrivain, romancier de grande envergure, Jean Raspail à beaucoup écrit et voyagé en Patagonie. Depuis Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie à Adios Tierra del Fuego ou encore Qui se souvient des Hommes, la Patagonie fût pendant longtemps son domaine de prédilection, sa meilleure expression sur laquelle nous reviendrons dans de prochains articles.
Ses pensées et ses images sont très clairement illustrés dans la préface de Jean Raspail à Enfer blanc de Patagonie, de Jean-Louis Hourcadette parût aux éditions Nathan en 1985.
Le récit de quatre français qui dans les années 80 ont tentés la traversé intégrale du Hielo Continental, 3ème glacier continental dans le sud du Chili. A ce jour le défi reste entier…

“Sans doute Dieu a-t-il créé la Patagonie dans un accès de colère…

C’est une des terres les plus rudes du monde. Avec les Andes médianes en épine dorsale, elle est plantée comme un coin très allongé dans l’océan Austral, le cap Horn et la Terre de Feu au sud, au nord le 40e parallèle qui marque la frontière climatique. Entre ces limites séparées par deux mille kilomètres, la Patagonie pourrait contenir deux fois la France en son entier et ne compte, hors des quelques villes isolées de la côte, pas plus de deux cent mille habitants.

Il y a trente ans, jeune écrivain-explorateur, j’y fis un très long voyage, suivi d’un autre plus tard. La Patagonie occupe toutes mes pensées, envahit les rayons de ma bibliothèque, peuple mes vitrines, excite mon imagination et s’étend jusqu’aux romans que j’écris, à tel point qu’elle m’est devenue comme une seconde patrie, parfois même la première quand mon propre pays, la France, semble par trop s’éloigner de l’idée que je m’en fais. La Patagonie est une patrie de l’âme et de l’esprit. On peut l’emplir tout entière de ses chimères et je n’y ai pas manqué, à la suite d’Orélie-Antoine 1er, roi de Patagonie, qui régna là-bas en 1860 et dont je m’honore d’être aujourd’hui l’unique consul général. On peut aussi l’emplir de sa mélancolie. Darwin, en 1835, l’avait déjà excellemment définie: en parfait Britannique, il jugeait « irrésistibles ses qualités négatives ». Roger Caillois, académicien voyageur, la baptisa « contrée toute d’espace et d’appel qui compose sur le sol un site comme il faudrait avoir l’âme ». Mais c’est Blaise Cendrars, le magicien, qui a le mot le plus vrai: « Rien ne convient plus à mon immense tristesse que la Patagonie… » Pour des millions d’individus migrateurs de vacances, le Sud exprime le soleil, la molle chaleur, la facilité, la vacuité. Là-bas, en Patagonie, le Sud signifie tout le contraire. Au moins une fois dans sa vie, il faut savoir se tromper de Sud. C’est ce qu’ont admirablement compris, au péril de leur vie, Jean-Louis Hourcadette et ses compagnons…

Que je décrive tout d’abord ce pays: plus que tout autre, c’est par sa nature impitoyable qu’il envoûte. La Patagonie a un roi naturel, le vent. Il y souffle en tempête les trois quarts de l’année et détruit toute tentative de la végétation de se hausser au-dessus de l’élévation d’une touffe d’herbe. Quand je plantais ma tente, le soir, je devais le plus souvent m’y employer en rampant, plaqué au sol, pour ne pas être emporté par ce vent d’outre-monde que les habitants de la Patagonie nomment tout simplement el viento, le vent, comme ils diraient Dieu, en se signant les nuits d’ouragan. En Patagonie chilienne, sur l’autre versant des Andes, là où la côte n’est plus qu’un terrifiant labyrinthe de rochers soumis à toutes les tempêtes de l’océan Pacifique mal nommé, le vent est accompagné de sa reine impitoyable, la pluie.

Elle y étend son voile opaque trois cents jours par an, faisant naître sur les basses pentes des Andes un foisonnement de forêts monstrueuses et impénétrables. A l’extrême sud, enfin, le vent et la pluie s’allient à un troisième génie maléfique, la neige, et ses serviteurs polaires que sont la glace, la grêle et le grésil, pour envoyer au martyre les rares êtres humains pris dans les tourmentes de leurs embrassements. Au détroit de Magellan, au cap Horn, sont morts bien des navires de vingt nations maritimes, dont la nation bretonne qui a laissé là-bas, dans ce cimetière marin, des équipages entiers des meilleurs de ses fils. Naviguant dans les parages de l’île Désolation au nom prédestiné, j’ai même vu les croix symboliques, hautes vergues décharnées d’un trois-mâts qui émergeaient encore de l’eau… Et j’ai bivouaqué à Port-Famine, sur le détroit de Magellan, un site abandonné qui fut la première capitale de la Patagonie australe, au temps des conquistadors. En 1585, Andres de Viedma, capitaine général, y tenait garnison pour le roi d’Espagne. Trois ans plus tard, quand débarqua à Port-Famine le corsaire anglais Cavendish, le fort n’était gardé que par des squelettes. D’autres pendaient à des gibets. Les cadavres étaient encore dans les maisons où ils étaient morts de faim. Il ne subsiste de cette ville que son nom. Y avoir passé la nuit, seul, sous le poids de tant de souvenirs, restera pour l’éternité l’une des grandes émotions de ma vie… Plus loin, au cap Froward, l’air était empli d’un vacarme de fin du monde.

C’était un glacier qui se brisait et tombait dans la mer, opéra familier de la Patagonie australe.

Mais là-haut, c’est pire encore. Là-haut, c’est la montagne, la cordillère des Andes et le terrible Hielo, cet immense plateau glaciaire où sévit la plus effroyable météorologie du monde. Un de mes amis, Lionel Terray, premier vainqueur du Fitz Roy, y avait souffert autrefois jusqu’à l’épuisement. « C’était, disait-il, la conquête de l’inutile… » Après Blaise Cendrars, toute la Patagonie est ramassée dans ces mots. Et c’est là-haut, sur le Hielo, que Jean-Louis Hourcadette et ses compagnons ont vécu près de trois mois, «ermites glaciaires, fous de vent, aveugles de brouillard, dans des conditions suicidaires», si bien qu’ils furent donnés pour morts et qu’à leur réapparition quasi miraculeuse, ils durent, comme l’écrit Hourcadette, «réapprendre à rire». C’est ce récit que vous allez lire. Il dépasse l’aventure, il dépasse l’exploit, il enfonce le bon sens. C’est un récit initiatique.

Et pour quoi? Par quelle folie? Par quel besoin de dépassement? Son cosas de Patagonia, un proverbe de là-bas. Ce qui signifie à peu près: c’est la Patagonie, que personne ne cherche à comprendre…”