Buenos Aires > Capitale du Tango et de la Milonga
26 janvier 2008 Publié dans Culture-Coutumes, VidéoUne histoire et des origines sommes toutes assez controversée, le tango est apparu au XIXème siècle en Argentine. Le mot Tango serait probablement issu du vocabulaire portugais introduit sur le continent sud américain au travers du dialecte “criollo afro-portuges” (en français criollo se traduit par créole: métissé). En comparant tango et tambo, certains linguistes affirment que ces deux mots sont des onomatopées du tam-tam. Le lieu de réunion des esclaves en Afrique comme en amérique était appelé tango.
A Buenos Aires, il était au départ une danse interdite qui se dansait dans les maisons closes. En attendant leur tour, les hommes dansaient entre eux. C’était une danse qui rappelait la concurrence entre les hommes. Tantôt l’un conduisait, tantôt l’autre. C’était une danse, un rythme, de voyou, de marginal. C’est lorsque Carlos Gardel a conquis la France et les français avec son tango qu’il a été accepté par la haute société argentine et que l’on a reconnu sa valeur culturelle. Carlos Gardel, d’origine française, de son vrai nom Charles Romuald Gardes, fût le premier à chanter le tango. Au départ, c’était une musique uniquement instrumentale. Il était plus rapide puis il a dérivé vers deux rythmes : un tango plus lent, le tango à proprement parler et la milonga, un tango plus rapide destiné à être dansé plus aisément.
Plus tard, des compositeurs classiques d’influence européenne tels que Julio de Caro lui ont apporté l’orchestration. Jusqu’alors, le rythme était marqué par le bandonéon.
Une des caractéristiques du tango est de se décoller du rythme. La mélodie accélère, ralentit, tandis que le piano et la contrebasse marquent un rythme permanent. Le violon et le bandonéon se détachent de cette rythmique précise. On dit que le bandonéon se plaint. Un tango porte d’ailleurs ce titre : “Plainte du bandonéon”.
Il y a une vision européenne du tango dans laquelle les argentins ne se reconnaissent pas. Pour les français, le tango est soit érotique, soit comique. Pour les argentins, le tango est une chanson qui expose la nostalgie du temps passé, du quartier qu’on a quitté, de l’amour perdu, du reproche envers la femme qui quitte le faubourg à la recherche d’ascension sociale.
Enrique Santos Discépolo a écrit : “le tango est une pensée triste qui se danse“. Les textes du tango parlent du désir de l’ascension sociale, la femme qui a réussi son ascension sociale et qui a quitté son homme. L’homme se plaint, la traite souvent de noms qu’on ne pourra écrire ici, regrette d’avoir quitté sa mère.
Un tango dont le titre est “NO TE ENGAÑES CORAZON” composé par Rodolfo Sciamarella dit la chose suivante :
“No te dejes engañar, corazon, “Ne te laisse pas tromper mon coeur,
por su querer, por su mentir; par son désir, par son mensonge,
no te vayas a olvidar N’oublie pas que
que es mujer y que al nacer, c’est une femme et que dès sa naissance,
del engaño hizo un sentir.” du mensonge elle a fait sa façon d’être.”
Le Tango n’est pas statique, il s’est développé et a évolué dans le temps. Bien sûr ces récentes évolutions depuis Astor Piazzola à Gotan Project suscitent des controverses chez les puristes et amateurs du tango de Borges…
voyez ci-dessous les extraits en vidéo
Tango chanté
Carlos Gardel - Por una cabeza
Tango classique
Quejas del Bandoneon (la plainte du bandoneon)
Tango contemporain
AstorPiazzola - Libertango (extrait du film “La leçon de Tango”)
Tango Electronique
Gotan Project - Santa Maria (Del Buen Ayre)













